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Journée d'étude sur l'Ouverture et réutilisation des données culturelles

19 avril 2012 - 20 avril 2012

19 et 20 avril 2012, Ecole Supérieure d’Art, Aix-en-Provence

Journée d’étude du 19 avril

La première journée est construite sur un format conférences. Elle a pour objectif d’informer les participants sur ces questions inhérentes à l’Open data – qu’ils soient du côté producteurs de données et/ou réutilisateurs – mais aussi de permettre à chacun d’exprimer ses interrogations, ses attentes, ses craintes concernant les processus d’ouverture ou les modalités de réutilisation.

Les interventions structurent la journée en deux. La première partie permettra : d’expliciter ce que l’on met derrière le terme « donnée », d’aborder la question de l’Open data général et son inscription dans la sphère culturelle en s’appuyant sur de nombreux exemples à travers le monde ; de faire un point sur les questions juridiques et économiques, ainsi que sur la question des licences libres. La seconde partie de cette journée devra permettre de présenter des expériences concrètes d’ouverture de données réalisées ou en passe de l’être dans des institutions culturelles ou de réutilisations possibles grâce à la libération de données.

9h – Présentation des projets numériques de l’AGCCPF PACA
Jakline Eid, AGCCPF PACA, responsable du groupe de travail « Publics »

9h15 – Ouverture des journées et présentation de l’ensemble du projet Open data culturel
Yannick Vernet, spécialiste Nouveaux médias et cultures numériques, ministère de la Culture et de la Communication. Concepteur et coordinateur de ce projet.

9h30 – Introduction générale à l’Open data ; exemples de projets développés (tourisme, transports, communes, gouvernements…)
Charles Nepote, directeur du programme Open data à la FING.

10h – « Objets informationnels et objets culturels »
L’indexation automatique des objets culturels sur le web modifie en profondeur notre rapport à la culture. Le document indexé statique apparaît comme un cas très particulier d’objet informationnel. Les notions de document et d’indexation sont remplacées par d’autres concepts plus généraux, plus efficaces selon le point de vue informationnel, qui permettent de mieux appréhender des objets culturels complexes et dynamiques.
Patrick Peccatte, Chercheur associé au Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic/EHESS). Spécialiste des métadonnées et technologies XML.

10h30 – Stratégie de diffusion et de valorisation des ressources numériques par les institutions culturelles en France et à l’étranger
Le secteur culturel et plus particulièrement les institutions culturelles investissent de manière exponentielle les potentialités qu’offrent le Web en termes d’usages et de consommation des biens  culturels pour développer des stratégies offensives de diffusion et de valorisation de leurs fonds.
Investir les réseaux sociaux et les grands carrefours d’audience, conduire des partenariats stratégiques avec les acteurs du numérique et de l’Internet, saisir l’opportunité d’un mouvement open data encadré et des enjeux de l’appropriation des données culturelles sont des chantiers qui demeurent largement ouverts et pour lesquels certains acteurs du monde culturel tant en France qu’à l’étranger se sont mobilisés pour créer les conditions d’un écosystème numérique dynamique pour la culture.
Thomas Aillagon, Chef du département des programmes numériques (Secrétariat général, ministère de la Culture et de la Communication)

11h – Réutilisation des informations publiques culturelles et management des contenus sur Internet
L’accès, l’organisation, de l’espace public numérique est l’objet d’une concurrence accrue entre les acteurs du secteur et questionne les modèles économiques établis jusqu’à lors. L’un des enjeux apparaît ainsi être pour ces acteurs le développement de services innovants et attrayants permettant une mise à disposition au public de contenus dans un environnement Internet interopérable et sans frontière. Connaître et comprendre le régime juridique de la réutilisation des informations publiques et ses impacts sur le tissu économique des institutions culturelles ainsi que les enjeux contractuels intrinsèques au management des contenus sur Internet sont dans ce contexte devenus primordiaux pour les acteurs du monde de la culture.
Camille Domange, Chargé de mission pour l’économie numérique et la valorisation du patrimoine immatériel (Secrétariat général, ministère de la Culture et de la Communication) et chargé d’enseignement à l’Institut du Droit des Affaires, Université d’Aix-Marseille

11h30 – Creative Commons et aspects juridiques de l’ouverture des données.
Etant donné que, en France, les bases de données sont soumises à un droit de propriété intellectuelle sui generis, la réutilisation des données culturelles ne peut se faire que par l’intermédiaire de licences ouvertes, telles que, notamment, les licences Creative Commons. Parmi ces licences, il s’agit d’identifier celles qui sont susceptibles de promouvoir la plus grande diffusion et réutilisation des données de nature culturelle.
Primavera di Filippi, Chercheure associée au CERSA ; Experte légale à Creative Commons France et coordinatrice du groupe de travail sur le domaine public à l’Open Knowledge Foundation

Pause déjeune

14h – E-Patrimoine en Pays d’Arles
Toutes les collectivités conservent des trésors immatériels cachés : rédactionnel sur l’histoire, monographies, oeuvres d’arts, culture et patrimoine d’un territoire, photographies, témoignages. Alors comment les ouvrir aux citoyens ? E-Patrimoine en Pays d’Arles est un projet pragmatique et symbolique en matière de structuration, de restitution et de partage de données publiques à moindre coût.
Thomas Bekkers, Chargé de mission numérique au Syndicat Mixte du Pays d’Arles. Il participe au développement numérique citoyen depuis une quinzaine d’années, d’abord en Afrique au service de la coopération internationale et des ONG, aujourd’hui en France au service du numérique territorial.

14h30 – « Le Centre Pompidou Virtuel »
Dans le cadre de sa stratégie numérique développée depuis 2007, le Centre Pompidou a créé une nouvelle plateforme de diffusion de contenus numériques culturels sur Internet : le Centre Pompidou Virtuel. Ce nouveau site renouvelle la stratégie de présence d’une grande institution culturelle sur le Web en partant d’une approche orientée vers les contenus. Pour cela, le Centre Pompidou virtuel innove en adoptant un modèle de données basé sur le Web sémantique. Les ressources ne sont pas organisées suivant une hiérarchie rigide, mais permettent à l’internaute de naviguer par le sens. A terme, ce décloisonnement des ressources permettra aussi de les porter sur le Web de données, en lien avec d’autres contenus culturels.
Emmanuelle Bermès, Chef du service Multimédia – Centre Pompidou, responsable du projet Centre Pompidou Virtuel, également chaire du groupe d’incubation Library Linked Data au W3

15h – De la description des documents à l’exploitation des données : le projet data.bnf.fr
Parce que les standards du Web permettent une meilleure exploitation des données, la BnF a développé un projet de traitement de ses données bibliographiques pour les rendre plus utiles aux internautes. Le projet data.bnf.fr, lancé en juillet 2011, regroupe et expose des données provenant de différents catalogues (livres, archives, manuscrits) et de la bibliothèque numérique Gallica. L’utilisation des outils du Web sémantique permet de créer des pages sur les auteurs et les œuvres en rassemblant les liens vers toutes les ressources disponibles à la BnF. Les données sont ouvertes et réutilisables.
Agnès Simon, Responsable-adjointe du projet data.bnf.fr au sein du Département de l’Information Bibliographique et Numérique à la Bibliothèque nationale de France

15h30 – Entreprendre avec le web sémantique et l’open data
Le web sémantique nous invite à la mise en perspective de l’hypertexte et du code pour modéliser en trois dimensions le sens de l’information, ajoutant un champs métaphorique à l’expression de l’information et à la créativité de sa restitution terminale. C’est, peut être, l’une des manières de se libérer de la robotisation ennuyeuse de la communication à deux dimensions.
Voici des pistes pour entreprendre concrètement l’ouverture et la sémantisation des données, et optimiser une stratégie de déploiement du web sémantique en évitant les gestes inutiles. Basée sur une étude de cas, la session permet aux participants de démarrer un mashup de données sémantiques liées et ouvertes, qu’ils pourront compléter individuellement par la suite.
Christian V. Artin, Développeur. Fondateur et organisateur du festival MAIN – Media Art Image Numérique.

16h – Les données publiques culturelles : enjeux de la définition de nouveaux usages pour la création d’un modèle socio-économique pertinent. Résultats liminaires.
Les étudiants du Master 1 Innovations en communication ont réalisé une enquête socio-économique auprès d’une quinzaine d’acteurs de l’open data culturel, sous la direction de Sarah Labelle et Hadmut Holken. Ils présenteront les premiers résultats de leur analyse sur le positionnement des différents acteurs, sur les enjeux juridiques et technologiques et sur les conditions d’émergence d’un marché de services grâce aux données publiques culturelles.
Sarah Labelle, Maître de Conférences à l’Université Paris 13, Chercheur à la MSH Paris-Nord et Hadmut Holken, Maître de Conférences associée à l’Université Paris 13, Membre de la MSH Paris-Nord

Journée Ateliers du 20 avril

La seconde journée est construite sur le format ateliers. Elle a comme objectif de permettre aux participants d’élaborer des scénarios d’usages dans une démarche d’innovation collective. Le but est de permettre à tous de partager ses savoirs et d’ouvrir ses problématiques dans un processus itératif permettant le développement collaboratif et la co-conception de scénarios. Quatre ateliers seront proposés durant cette journée

Atelier 1 : e-patrimoine
Thème : A partir d’un corpus de photographies de monuments – dont chacune des images est renseignée par des experts – sous licence libre, quels outils de valorisation et/ou de médiation imaginer pour permettre une meilleure diffusion de ces contenus ?
Contexte : Le Syndicat mixte du pays d’Arles a mis en place un site internet de valorisation du patrimoine de son territoire composé de 29 communes , 2 parcs naturels régionaux et 3 groupements de communes pour valoriser son riche patrimoine. On y retrouve différents thèmes (agricole, industrie, huile, habitation, …), édifices (aqueduc, mairie, maison, meunerie, …), époques (antiquité, moyen-âge, contemporaine, moderne, …) ou styles (baroque, classique, restauration, second empire, …). Ce contenu public, distribué sous licence Creative Commons CC-BY 2.5, se prête à d’autres formes de valorisation qu’il reste encore à imaginer. Il est demandé aux participants de cet atelier de nous aider à inventer ces nouveaux outils.

Atelier 2 : Le Goût de l’Orient
Thème : Comment l’ouverture des données peut-elle permettre à une exposition que l’on peut considérer comme « savante » de se rapprocher d’un public plus large ? Comment l’Open data, dans les trois phases importantes de la visite que sont l’avant, le pendant et l’après exposition, peut-elle permettre d’inventer d’autres formes d’appropriation des savoirs ? Comment la réutilisation intégrera la double problématique géographique (celle des voyageurs en Orient et celle des voyageurs sur le territoire MP 2013) ?
Contexte : Le thème de cet atelier prend appui sur le projet d’exposition Le Goût de l’Orient* organisée à la Cité du Livre à Aix en Provence durant l’été 2013. Depuis les premiers contacts directs avec l’Orient via les Croisades, l’Orient exerce une fascination sur les Occidentaux. Du 11ème au 20ème siècle, les collections publiques de la région PACA (bibliothèques et musées) sont les témoins de l’évolution de la relation à l’orientalisme, via des « collectionneurs », représentatifs des relations de leur époque avec le monde méditerranéen. La plupart de ces documents ont rarement été exposés, et l’exposition Le Goût de l’Orient permettra de les présenter ensemble pour la première fois, sous l’angle de l’intérêt qu’ils présentaient pour leur collectionneur, dans un contexte historique particulier. L’ère géographique considérée est le pourtour méditerranéen : monde arabe, berbère, copte, égyptien, éthiopien, hébreux, syrien, persan, arménien, turc.
Mireille Jacotin et Aurélie Bosc, commissaires de l’exposition

Atelier 3 : ‘musambule
Thème : Comment, par l’ajout d’un module Open data, permettre à l’application mobile ‘musambule* d’apporter de nouveaux services en mobilité dans le cadre de la Capitale Européenne de la Culture, Marseille-Provence 2013 ?
Contexte : ‘musambule est une application mobile gratuite, mutualisée et évolutive pour valoriser les 180 musées labellisés Musée de France en PACA et Languedoc-Roussillon. Elle offre à un large public en mobilité, tout un ensemble de services pour découvrir et comprendre le riche patrimoine de la région.
‘musambule est développée pour les terminaux IPhone/IPod Touch (IOS d’Apple) et Androïd (Google), les 2 systèmes les plus répandus aujourd’hui.
Le mini-site de présentation de l’application : www.musambule.mobi
Disponible sur Google Play : play.google.com
Disponible sur l’App Store : itunes.apple.com

La nouvelle version de ‘musambule, actuellement en développement, va permettre l’intégration de l’Open data et la gestion des flux de données de Marseille-Provence 2013 ; de Bouches-du-Rhône Tourisme (base PATIO qui recense 40 000 informations touristiques du département : lieux à visiter, événements, hébergements…); Data.gouv.fr ; mais aussi de l’encyclopédie collaborative Wikipédia
‘musambule a été réalisée par Dozrok  à partir d’une idée originale de Yannick Vernet pour l’AGCCPF PACA

Atelier 4 : Marionnettes
Thème : Quelles formes de valorisation innovantes pour des contenus relatifs aux arts de la marionnette provenant à la fois de musées, de centre d’archives, de bibliothèque mais aussi de compagnies privées qui conçoivent des spectacles ?
Comment l’open data permet-il de faire croiser ces contenus (textes du 17e à nos jours ; images ; objets ; costumes ; toiles peintes ; notices sur les artistes, des compagnies et des spectacles liés à ces documents…) avec d’autres données culturelles ? touristiques ? Et comment inscrire ce travail dans démarche participative et territoriale ? Comment croiser de la données événementiel avec du contenu éditorialisé ?
Contexte : Cet atelier s’inscrit en dialogue avec la réflexion menée par l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières sur de nouvelles formes de valorisation des contenus actuellement présentés sur le Portail des Arts de la Marionnette.
Dans ce cadre, et pour nous aider à comprendre les problématiques propres à ces collections Raphaëlle Fleury, chef de projet du Portail des Arts de la Marionnette et quelques membres du pôle régional picard (Musées d’Amiens ; Tas de Sable – Ches Panses Vertes, compagnie et lieu de compagnonnage ; Bibliothèques ; Archives départementales de la Sommes) nous accompagneront dans cet atelier.

L’entrée à ces journées est libre et gratuite

 

Détails

Début :
19 avril 2012
Fin :
20 avril 2012
Événément Categories:
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Lieu

Ecole Supérieure d'Art
Ais-en-Provence, 13100 France