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Villes en Biens Communs

6 octobre 2013 - 20 octobre 2013

Entre le 6 et le 20 octobre 2013, dans différentes villes de France, s’organisent une série d’événements dédiés aux Biens Communs.

Zones urbaines transformées en jardins partagés, savoirs versés dans l’encyclopédie « Wikipedia », cartographie « open street map » nourries par les utilisateurs, savoirs traditionnels, logiciels libres, science ouverte, publications en libre accès, pédibus scolaires, fours à pains mutualisés, système d’irrigation agricole partagé, semences libres, contenus éducatifs ouverts, échanges de savoirs, justice participative, données ouvertes collectées par les personnes… les initiatives fleurissent qui inventent des manières créatives de générer, gérer et partager des ressources et de répondre aux aspirations de communautés.

Quelles que soit leur échelle – de l’immeuble à la planète –, ces approches par les biens communs apportent des réponses inédites et robustes, là où la puissance publique et le marché sont souvent absents ou inefficaces.

Les événements de « Villes en Biens communs » cherchent à donner une visibilité à ces innovations et à penser leur capacité à répondre aux différentes crises que traversent nos sociétés (écologique, économique, sociale…) L’importance des Biens communs dans la situation actuelle

De nombreux éléments de la vie courante, matériels et immatériels peuvent faire l’objet de logiques de partage. Ces accès partagés sont organisés et régulés par les communautés d’acteurs, petites ou grandes, locales ou non. Il s’agit en général des acteurs qui créent, maintiennent ou développent les communs concernés (logiciels libres, cartographie partagée, jardins urbains coopératifs…). Chaque communauté met en place les règles de gouvernance qui lui permettent de faire vivre le ou les communs dont elle a la charge.

Ce mode de gouvernance en biens communs a été très présent dans les pays occidentaux entre le 12ème et 18ème siècle pour la gestion des ressources naturelles et on en voit encore les réminiscences dans différents pays (ex : affouage en France). Il fait un retour dans la pensée et dans l’action, à la faveur de deux grands facteurs : la complexité accrue des situations auxquelles nos sociétés sont confrontées et les crises systémiques à répétition qui en résultent d’une part, et l’irruption d’alternatives portées par de nouvelles communautés comme celle du numérique d’autre part.

Les crises que nous traversons invitent en effet à inventer d’autres approches que le système bipolaire État/marché, lequel a montré ses limites et peine à renouveler son imaginaire politique. Les communs privilégient la valeur d’usage (l’intérêt pour les individus et les collectivités) plutôt que la valeur d’échange (leur monétisation) des ressources. Cette approche permet de penser le développement territorial, la réduction des mobilités, contribuant ainsi à renouveler la façon dont le développement durable est aujourd’hui envisagé. Les expériences de jardins partagés, de villes en transition, etc, participent de ces logiques.

L’irruption massive du numérique dans la plupart des champs de l’activité humaine crée des situations inédites. De nombreuses ressources numériques (code logiciel, oeuvres de l’esprit, cartes coopératives, encyclopédies ouvertes…) ont les caractéristiques de ce que l’économie classique appelle des « biens publics » (c’est à dire des biens non rivaux et non excluables puisqu’ils peuvent être recopiés et diffusés à l’infini via les réseaux). Pour autant, ces biens ne tombent pas nécessairement dans le champ de responsabilité de la puissance publique, car les communautés qui les ont créées se sont également forgé des règles de gouvernance adaptées. Cette particularité en fait des candidats indiqués pour des logiques de partage et de gestion en biens communs.

Aujourd’hui « communs naturels » et « communs immatériels » tissent ensemble des perspectives inédites pour un renouvellement de nos modes de gouvernance et de développement.

Des initiatives auto organisées

« Villes en Biens Communs » est porté par différents collectifs, formel ou informels, actifs au sein du « Réseau francophone autour des Biens communs », lancé en 2012 par l’association Vecam. Pour l’heure, des initiatives sont en cours de montage à Brest, Nantes, Ile de France, Bolbec, Lyon, Montréal, Rennes… D’autres collectifs se mettent progressivement en place.

Tout collectif qui désire participer à cette dynamique peut proposer une initiative auto-organisée dans le cadre de « Villes en Biens Communs ». Il peut s’agir d’un atelier de formation, d’un parcours de découverte dans l’espace urbain, d’un débat, d’une cartopartie, d’une expérimentation… ou d’un simple moment de convivialité.

Villes en Biens Communs est inspirée d’une démarche initiée en 2009 à Brest

Détails

Début :
6 octobre 2013
Fin :
20 octobre 2013
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