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Dans le cadre de son action m-santé (santé mobile), La Fonderie accompagne Visiomed, une entreprise spécialisée dans le domaine de l’électronique médicale. Elle a breveté en 2007 ThermoFlash™ le premier thermomètre médical sans contact, instantané.

Grâce à une technologie infrarouge, il capte à distance l’onde invisible émise par l’artère temporale, en lien direct avec notre cœur, ce qui permet d’obtenir une température très précise.

Lundi 8 septembre, le directeur de La Fonderie, Jean-Baptiste Roger est invité à parler de l’impact des nouvelles technologies dans le secteur humanitaire lors d’une conférence co-organisée par l’UNICEF intitulée « Technologies numériques pour les organisations de développement : Quelle appropriation pour quel impact ? » à l’occasion du Forum Mondial Convergences.

En pleine épidémie d’Ebola, Thermoflash est un exemple de technologie mobilisable au service de la gestion de crise.

Cette technologie offre une réponse particulièrement adaptée à la mise en place d’une campagne de prévention d’urgence face à l’épidémie d’Ebola. A cette heure, seul un traitement symptomatique existe et permet de sauver environ 50% des personnes atteintes par la maladie. Or le premier symptôme en cas de contraction du virus Ebola est la fièvre. La prise de température systématique est ainsi un moyen d’intervenir au plus tôt.

Le virus Ebola étant extrêmement contagieux, le dépistage de la température sans contact avec la peau s’avère tout à fait indispensable. Il permet une mesure ultra précise de la température sans risque de contamination.

De plus, la dernière génération du ThermoFlash™ intègre une sonde capable de mesurer la qualité de l’air en temps réel. Cette innovation n’est pas des moindres puisqu’elle permet d’atténuer les biais de mesure liés à la différence de température et d’humidité dans des lieux différents.

ThermoFlash™ existe aussi en version objet connecté. Son usage pourrait permettre la mise en place d’un véritable programme de prévention en permettant la centralisation des données récoltées, ce qui faciliterait leur analyse et ainsi une meilleure gestion de l’épidémie. Les thermomètres pourraient être connectés à une centrale de crise et une application dédiée afin de centraliser les mesures quotidiennes de température prises sur les populations, d’assurer une veille sanitaire et épidémiologique ainsi de générer des alertes à distance en temps réel. Ceci est possible y compris dans des pays peu connectés car ces appareils envoient des données légères et transmissible par un simple réseau GPRS (bas débit).

A PROPOS DE L'AUTEUR

Karine Goldberg